L’APPLI QUI TRADUIT

Omron Software

IMAGE02

Une application développée par le Japonais Omron permet désormais de traduire en temps réel le texte que vous filmez avec votre smartphone. Pour l’heure, il ne concerne que quelques mots ou expressions en japonais, anglais, coréen et chinois. Mais à terme, ce type de logiciel devrait couvrir une cinquantaine de langues et des millions de mots. Même s’il peut paraître futile, ce logiciel est malin à plus d’un titre. En privilégiant ce qu’il sait faire de mieux, c’est à dire le mot à mot, il apporte une aide certaine au voyageur. Démonstration.

Vous visitez Canton et soudain, vous avez un petit creux. Vous vous installez dans la première gargote venue et comme vous ne parlez pas le mandarin, vous demandez la carte, en anglais ou en langage des signes. Le menu en main, vous dégainez votre portable, mode Movie, vous appuyez sur Start, un balayage rapide et vous voilà prêt à commander un canard laqué en désignant la ligne correspondante. Si, plus tard, vous devez vous rendre aux lavabos, votre portable vous aidera peut-être à ouvrir les bonnes portes.

Avec son smartphone, Julie a compris qu’il s’agissait de rognons !

Autre situation : vous faites des courses dans une grande surface à Francfort et vous cherchez à acheter de la mousse à raser (Rasierschaum). Comme vous ne comprenez pas l’allemand, la signalétique du magasin vous pose problème. Avec l’appli magique, vous allez pouvoir décrypter les panneaux qui vont vous guider vers le rayon concerné. Là, vous pourrez même lire les emballages pour choisir le bon produit, « gel », « mousse », « parfumée », « hydratante », « peau souple », « peau sensible »… Même l’article en promo ne vous échappera pas.

Un dernier exemple ? Julie la Française réside chez les Smith à Liverpool, le temps d’un séjour linguistique destiné à parfaire son anglais. Mais Julie l’ado a parfois du mal à interpréter certains mots, les Smith parlent vite et leur accent local ne facilite pas la compréhension.
Hier soir, lorsque Madame Smith lui a demandé « do you like kidney ? » avant de préparer le repas, Julie est restée sans voix car elle ne sait pas ce que « kidney » veut dire. Après que Mme Smith ait vainement tenté d’en expliquer le sens, Julie lui a demandé d’écrire le mot sur une feuille de papier, puis, à l’aide de son smartphone, elle a compris qu’il s’agissait de rognons !

En fait, ce petit logiciel que vous avec installé dans votre portable et qui vous permet de lire une affiche publicitaire dans le métro de Hong Kong est l’aboutissement de 60 ans de recherche et de beaucoup de désillusions.

En appliquant la réalité augmentée à la traduction automatique, l’homme réalise un vieux rêve, celui de sous-titrer le monde qui l’entoure. Et pourtant, même si elle est fort utile, cette technologie, n’est pas, et de loin, aussi avancée que les ingénieurs l’auraient souhaité. Elle se heurte à une montagne infranchissable : la complexité d’une langue.
Lorsque l’on s’intéresse à l’histoire de la traduction automatique, on est frappé par une date, 1966. Cette année-là, il y a 44 ans, les meilleurs scientifiques regroupés au sein de l’ALPAC (Automatic Language Processing Advisory Committee) ont remis un rapport au gouvernement américain dans lequel ils reconnaissent qu’aucune machine ne peut et ne pourra atteindre le Graal de la traduction.

Et ce, même pour la carte d’un restaurant…

Nicolas Roiret
pour le Blog du Groupe


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


5 − = 2

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>


Share This
%d blogueurs aiment cette page :